Une tige de plante cassée n’est pas forcément perdue. Si elle reste partiellement reliée, une immobilisation rapide peut parfois permettre la cicatrisation. Une rupture complète demande une autre décision.
La tige doit encore être attachée et conserver une partie de ses tissus conducteurs. Agissez rapidement : réalignez doucement les deux parties sans agrandir la fente ni forcer une zone déjà écrasée.
Placez une petite attelle le long de la tige, puis maintenez-la avec un lien horticole souple. Le lien doit stabiliser sans comprimer. Une tige entièrement arrachée ou desséchée ne pourra pas se ressouder de cette façon.
La durée de réparation varie selon l’espèce, l’épaisseur de la tige et l’importance de la blessure. Ne serrez pas davantage le lien pour accélérer le processus.
Oui, mais seulement pour une plante capable de s’enraciner par bouture de tige. Le morceau doit être sain, placé dans le bon sens et comporter généralement au moins deux nœuds, c’est-à-dire les zones où s’insèrent feuilles et bourgeons.
Recoupez proprement juste sous un nœud. Retirez les feuilles du bas et les fleurs éventuelles, puis installez au moins un nœud dans un substrat de bouturage humide et aéré. Placez le pot en lumière vive indirecte.
Les cactus, certaines plantes succulentes, les géraniums et quelques ficus demandent un temps de séchage de la coupe avant plantation. Toutes les espèces ne s’enracinent pas dans l’eau et une feuille sans nœud ne produit pas toujours une nouvelle plante.
Réparez immédiatement une tige encore reliée et bouturez une partie détachée seulement si elle possède les bons tissus. Une coupe nette et une identification correcte de la plante évitent bien des déceptions.