Les feuilles rouges du géranium signalent souvent un stress plus qu’une maladie. Le froid arrive en tête des causes, mais l’arrosage et l’état du terreau doivent aussi être vérifiés.
Le géranium apprécie la chaleur. Des nuits fraîches, un courant d’air ou un changement brutal de température peuvent déclencher la production de pigments rouges dans les feuilles. Le phénomène apparaît souvent après une sortie trop précoce au printemps ou près d’une vitre froide.
Un terreau constamment détrempé manque d’air. Les racines fonctionnent alors moins bien et absorbent difficilement les éléments nutritifs. La plante peut rougir, jaunir puis perdre des feuilles.
Une carence, notamment en phosphore, reste possible, mais il ne faut pas ajouter d’engrais au hasard. Un substrat froid ou saturé d’eau peut bloquer l’absorption même si l’élément est déjà présent.
Une rougeur apparue après une nuit froide oriente vers un choc thermique. Placez le pot dans un endroit lumineux et abrité, sans chaleur excessive.
Enfoncez un doigt sur deux centimètres. Arrosez seulement lorsque la surface a commencé à sécher, puis videz la soucoupe.
L’eau doit sortir librement par le fond. Si le terreau est compact et reste humide plusieurs jours, rempotez dans un substrat aéré et un pot percé.
Stabilisez la température et l’arrosage pendant quelques jours. Les anciennes feuilles peuvent rester rouges, mais les nouvelles pousses doivent retrouver un aspect sain.
Des taches brunes, des zones molles, des déformations, des insectes ou une chute rapide des feuilles évoquent un autre problème. Isolez alors la plante et examinez soigneusement les deux faces du feuillage.
Commencez par corriger le froid, l’excès d’eau et le drainage. Ces gestes résolvent la majorité des rougeurs sans surcharger le géranium en engrais.