Voir des raisins qui éclatent sur la vigne juste avant la récolte est frustrant.
Le phénomène apparaît souvent après une forte pluie ou un arrosage abondant suivant une période sèche, mais certaines maladies et blessures peuvent lui ressembler.
À l’approche de la maturité, les baies se chargent en eau et en sucre. Si une vigne manque d’eau puis reçoit brutalement beaucoup de pluie ou d’irrigation, la chair gonfle rapidement. La peau, devenue moins extensible, peut alors se rompre. Les variations d’humidité sont donc plus problématiques qu’un apport régulier.
Un grain fendu par excès d’eau présente généralement une ouverture nette, sans autre symptôme au départ. Un dépôt blanc poudreux sur les baies ou les feuilles peut évoquer l’oïdium. Des trous anguleux ou des grains picorés orientent plutôt vers les oiseaux. Cette distinction est importante, car la solution n’est pas la même.
Une baie déjà ouverte ne peut pas se réparer. Son retrait limite les portes d’entrée pour les insectes et les agents responsables de pourritures.
Maintenez une humidité aussi régulière que possible pendant la croissance et la maturation. Arrosez profondément mais sans excès, en tenant compte des pluies, et évitez d’alterner longue sécheresse et apport massif. Un paillage peut ralentir les variations du sol, à condition de ne pas garder le pied détrempé.
Contrôlez aussi l’oïdium et protégez les grappes des oiseaux avec un filet correctement tendu. N’ajoutez pas de calcium ou d’autre amendement au hasard : une analyse du sol ou des tissus est préférable avant de corriger une supposée carence.
Des raisins fendus signalent souvent un changement brutal d’alimentation en eau. Retirez les baies atteintes, protégez les grappes restantes et recherchez une gestion plus régulière de l’humidité pour les prochaines récoltes.