Les fortes chaleurs peuvent rapidement mettre un animal en difficulté, en particulier s’il est âgé, en surpoids, malade, très jeune ou à face plate.
Pour les chiens et les chats, la prévention repose sur l’eau, l’ombre, une activité réduite et une surveillance attentive.
Renouvelez l’eau plusieurs fois par jour et placez plusieurs récipients dans des endroits calmes et ombragés. En déplacement, emportez une gourde et une gamelle. Ne forcez pas un animal à boire et ne remplacez jamais l’eau par une boisson sucrée ou destinée aux humains.
Fermez les volets ou les rideaux du côté exposé au soleil, aérez lorsque l’air extérieur devient plus frais et laissez l’animal accéder à un sol frais. Un ventilateur peut contribuer au renouvellement de l’air s’il est stable, protégé et placé sans souffler continuellement au visage.
Un tapis rafraîchissant peut être proposé sous surveillance. Ne couvrez pas le chien ou le chat avec une serviette humide : elle peut retenir la chaleur lorsqu’elle se réchauffe. L’animal doit toujours pouvoir quitter l’installation.
Pour le chien, programmez les promenades tôt le matin ou tard le soir et réduisez leur durée. Évitez les courses, les jeux intenses et le bitume brûlant. Une surface trop chaude peut blesser les coussinets, même lorsque l’air semble supportable.
Les chats doivent pouvoir choisir une pièce ombragée et ventilée. Sécurisez les fenêtres ouvertes et vérifiez les abris, vérandas et balcons, qui peuvent devenir très chauds.
Une voiture, une caravane, une véranda ou un local fermé peut chauffer très vite, même si le véhicule est à l’ombre ou si une fenêtre reste entrouverte. Ne laissez jamais un animal seul dans ces espaces, même pendant quelques minutes.
Les chiens et chats brachycéphales, au museau aplati, évacuent moins efficacement la chaleur. Les animaux âgés, jeunes, obèses, cardiaques ou respiratoires sont également plus vulnérables. Demandez au vétérinaire des recommandations personnalisées si votre animal présente l’un de ces facteurs.
Les lapins, oiseaux et petits mammifères ont des besoins particuliers. Déplacez leur habitat hors du soleil sans créer de courant d’air brutal et sollicitez un vétérinaire connaissant l’espèce pour des consignes adaptées.
Un halètement intense ou inhabituel, une salivation abondante, une faiblesse, une démarche mal coordonnée, des vomissements, une confusion ou un effondrement doivent alerter. Chez le chat, respirer la bouche ouverte est particulièrement préoccupant.
Arrêtez immédiatement l’effort, placez l’animal à l’ombre ou dans un endroit ventilé et commencez à le refroidir. Pour un chien conscient, appliquez de l’eau plus fraîche que son corps sur le cou, le ventre et les cuisses, sans verser d’eau sur la tête, puis créez un courant d’air. Appelez immédiatement un vétérinaire et suivez ses instructions.
N’attendez pas que les symptômes disparaissent et ne forcez pas l’animal à boire. Transportez-le dans un véhicule ventilé ou climatisé. Les gestes pouvant varier selon l’espèce et l’état de conscience, l’avis vétérinaire urgent reste indispensable.
Pour aider son animal pendant les fortes chaleurs, il faut anticiper : eau accessible, logement ombragé, activité limitée et aucun séjour dans un véhicule. Une modification du comportement ou de la respiration peut signaler une urgence. Refroidissez sans attendre et contactez le vétérinaire.