Une fois un jeune fraisier bien enraciné, couper le stolon ne suffit pas : les deux ou trois semaines suivantes déterminent sa reprise. Il faut préserver sa motte, garder le cœur au bon niveau et maintenir une humidité régulière sans détremper le substrat.
Le plant doit porter plusieurs feuilles saines et résister légèrement lorsqu’on tire très doucement sur sa base. Si les racines sont encore rares ou si la petite motte se défait aussitôt, laissez-le relié au pied mère quelques jours de plus. Ne vous fiez pas seulement à la taille des feuilles.
Coupez le stolon proprement entre la plante mère et le jeune plant. Soulevez ensuite le plant avec une petite motte, plutôt que de tirer sur ses feuilles. Les racines fines sèchent vite : préparez le nouvel emplacement avant la séparation et replantez sans attendre.
Creusez un trou un peu plus large que la motte. Étalez délicatement les racines si elles tournent au fond d’un petit pot. Le cœur, point de départ des feuilles, doit rester au niveau du sol. Trop enterré, il risque de pourrir ; trop haut, les racines se dessèchent.
Arrosez généreusement juste après la plantation, puis laissez l’excédent s’écouler. Pendant les deux premières semaines, gardez la terre fraîche mais non saturée. Un jeune plant en pot peut sécher plus vite qu’en pleine terre, surtout par temps venteux.
Choisissez si possible une journée douce ou couverte. En période encore chaude, une ombre légère aux heures fortes pendant quelques jours aide le feuillage à rester ferme. Retirez les fleurs éventuelles afin que le jeune fraisier consacre d’abord son énergie aux racines.
Une nouvelle feuille au centre, un feuillage qui reste ferme et une légère résistance dans le sol sont de bons signes. Une feuille extérieure qui jaunit n’est pas toujours inquiétante, mais un cœur mou, noirci ou une terre constamment détrempée demandent une correction rapide de l’arrosage et du drainage.