Des feuilles rouges sur un géranium ne signalent pas forcément une maladie ni un manque d’engrais. Cette couleur provient souvent de pigments appelés anthocyanes, produits en réponse au froid, à une forte lumière ou à d’autres stress.
Certains pélargoniums, couramment appelés géraniums, possèdent naturellement des zones rouges, pourpres ou brunes sur leurs feuilles. Comparez le feuillage actuel aux feuilles plus anciennes ou à la description de la variété. Une coloration régulière, sans flétrissement ni taches mortes, peut être purement décorative.
Les géraniums vivaces du genre Geranium peuvent aussi rougir naturellement en automne, notamment après les premières nuits froides.
Un écart marqué entre journées ensoleillées et nuits fraîches favorise l’accumulation d’anthocyanes. Les feuilles prennent alors une teinte rouge ou bordeaux, tandis que la plante reste globalement ferme. Protégez les pots des courants d’air froid et rentrez les pélargoniums si les températures deviennent trop basses.
Un substrat très sec, des arrosages irréguliers ou, au contraire, une terre constamment détrempée perturbent le fonctionnement des racines. Arrosez lorsque la surface sèche, laissez l’eau s’écouler et videz la soucoupe.
Si les racines remplissent entièrement le pot, sortent par les trous ou forment un chignon compact, la plante peut manquer d’eau malgré des arrosages fréquents. Rempotez dans un contenant légèrement plus grand avec un substrat drainant.
Le rougissement est souvent attribué automatiquement à une carence en phosphore. Washington State University rappelle pourtant que cette cause est rare dans les jardins domestiques. Un sol froid ou des racines abîmées peuvent aussi limiter temporairement l’absorption des éléments nutritifs.
N’ajoutez donc pas d’engrais riche en phosphore au hasard. Corrigez d’abord la température, l’humidité et le drainage. Si la croissance reste faible et la coloration s’étend, une analyse du substrat est plus utile qu’une fertilisation improvisée.
Des taches délimitées, des pustules sous les feuilles, un duvet gris, des tiges noircies ou un flétrissement rapide évoquent plutôt une maladie. Isolez la plante, retirez les tissus très atteints et demandez un diagnostic horticole avant traitement.
Commencez par la variété et les températures nocturnes, puis vérifiez l’arrosage, le drainage et l’état des racines. L’engrais ne doit intervenir qu’après avoir confirmé une véritable carence.