Un sac en papier, une banane mûre et un peu de patience peuvent accélérer la maturation de certains fruits.
Mais cette méthode ne fonctionne pas sur tous : il faut d’abord savoir si le fruit continue réellement à mûrir après sa récolte.
Les fruits dits climactériques poursuivent leur maturation après la cueillette grâce notamment à l’éthylène qu’ils produisent. C’est le cas des bananes, avocats, poires, pommes, pêches, nectarines, prunes, mangues, kiwis et tomates. Ils peuvent gagner en souplesse, en arôme et parfois en couleur lorsqu’ils ont été récoltés à un stade suffisamment avancé.
À l’inverse, les fraises, raisins, agrumes, cerises, pastèques et ananas ne deviennent pas véritablement plus mûrs une fois cueillis. Ils peuvent se ramollir ou s’abîmer, mais un sac ne les rendra pas plus sucrés.
Vérifiez le sac toutes les 12 à 24 heures. Retirez chaque fruit dès qu’il devient parfumé et cède légèrement sous une pression douce près du pédoncule. Ne mélangez pas un fruit très lourd avec des fruits fragiles et n’utilisez pas de sac plastique fermé : l’humidité y favorise la condensation et la pourriture.
Jetez un fruit s’il présente de la moisissure, du liquide ou une odeur fermentée. Une fois la maturité souhaitée atteinte, placez-le au réfrigérateur pour ralentir son évolution, puis consommez-le rapidement. Cette technique ne peut pas sauver un fruit cueilli beaucoup trop tôt ou déjà endommagé.
Pour faire mûrir des fruits plus rapidement, choisissez une espèce capable de poursuivre sa maturation, utilisez un sac en papier avec une pomme ou une banane mûre, puis contrôlez chaque jour. Ce suivi régulier est le meilleur moyen de gagner du temps sans transformer les fruits en compote.