Souvent ignorés ou considérés à tort comme des nuisibles, les Oniscidés – plus connus sous le nom de cloportes – jouent pourtant un rôle fondamental dans l’équilibre écologique des jardins.
Cachés sous les pierres, les feuilles mortes ou les planches humides, ces petits crustacés terrestres sont de véritables agents de nettoyage, de fertilisation et d’indication de la santé du sol.
Leur présence est un indicateur précieux que le sol est vivant, nourri, et respecté.
Sommaire
À première vue, les Oniscidés ne paient pas de mine : on les découvre en soulevant une pierre ou en grattant un tas de feuilles humides.
Pourtant, loin d’être de simples insectes rampants, ils remplissent un rôle capital dans les écosystèmes terrestres.
Ces petits crustacés terrestres, proches parents des isopodes marins, sont de véritables auxiliaires du jardin.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, leur présence n’est pas un signe de saleté ou de négligence.
Bien au contraire : les observer dans votre compost ou sous vos pots est un indicateur positif d’un sol vivant, fertile et bien équilibré.
Les Oniscidés se nourrissent de résidus végétaux en décomposition : feuilles mortes, bois pourri, champignons… En digérant cette matière organique, ils participent à la création d’un humus riche, bénéfique pour les plantes.
Ce travail souterrain est essentiel au bon fonctionnement de la chaîne de recyclage naturelle.
Exemple concret : si vous laissez un tas de feuilles dans un coin du jardin à l’automne, il se transformera en quelques semaines en terreau léger et brun grâce à l’action des cloportes.
Certains Oniscidés sont capables de stocker dans leurs tissus des métaux lourds comme le plomb, le cadmium ou le zinc.
C’est ce qui fait d’eux des bioindicateurs très utiles en écologie. Leur concentration ou leur absence sur un terrain permet d’en déduire l’état de santé du sol.
Pour attirer ces petits crustacés bénéfiques, nul besoin d’installation coûteuse.
Il suffit de créer des zones calmes, à l’ombre et légèrement humides :
Ces espaces servent de refuge contre la lumière et les prédateurs tout en leur fournissant leur nourriture de base.
Les Oniscidés respirent par des branchies modifiées, ce qui les rend sensibles à la sécheresse.
Arrosez légèrement les zones où ils sont présents, surtout durant les périodes chaudes, pour garantir leur survie.
Astuce : un vieux pot de fleurs retourné, partiellement enterré, peut faire un excellent abri à cloportes !
Les pesticides et engrais de synthèse détruisent leur habitat et leur système digestif.
Pour préserver leur action bénéfique, privilégiez les méthodes naturelles comme le paillage, le compostage et les décoctions de plantes (ortie, prêle).
Il arrive parfois, notamment dans des serres ou des zones sur-humides, que les Oniscidés deviennent envahissants et s’attaquent aux jeunes semis.
Pas de panique : leur présence est rarement problématique à long terme.
→ Les Oniscidés mangent-ils mes plantes ?
Uniquement s’ils manquent de matière organique morte ou si l’environnement est trop confiné.
→ Dois-je les éliminer ?
Non. Mieux vaut rétablir un équilibre : aérez le sol, réduisez légèrement l’humidité, et laissez agir leurs prédateurs naturels (oiseaux, crapauds, araignées).
→ Sont-ils utiles en compost ?
Oui, ils accélèrent la transformation des déchets organiques en humus. On peut même les considérer comme les « éboueurs du compost ».
Vous voulez accueillir les Oniscidés ?
Voici un aménagement facile à mettre en place :
Petits, discrets et souvent ignorés, les Oniscidés sont pourtant essentiels à la bonne santé de votre sol.
En favorisant leur présence, vous entretenez un sol vivant, fertile et résilient. Adoptez-les dans votre jardin, et laissez-les faire leur travail de nettoyeurs invisibles — naturellement, sans bruit, mais avec une efficacité redoutable.
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