Il suffit parfois d’un son de démarrage, d’une cartouche grise ou d’une vieille trousse pour retrouver instantanément une chambre, une cour de récréation ou un mercredi après-midi. Parmi tous ces objets, lequel aimeriez-vous tenir une nouvelle fois entre vos mains ?
La console portable grise évoque les piles de rechange, l’écran sans rétroéclairage et les parties commencées sous une lampe. Chaque cartouche avait sa boîte, son illustration et parfois une sauvegarde qu’il fallait protéger avec beaucoup de sérieux.
On se prêtait les jeux, on comparait les niveaux atteints et on soufflait parfois sur une cartouche récalcitrante, même si ce geste n’était pas recommandé. Certains se souviennent surtout de la console originale ; d’autres pensent aux versions Color, Pocket ou Advance.
La PlayStation grise a transformé le salon en espace de jeu. Il fallait choisir le bon disque, retrouver la carte mémoire et démêler le câble de la manette avant de commencer.
Les parties à plusieurs se jouaient côte à côte, sur le même écran. Les menus, les boîtiers de CD et le son du démarrage font partie du souvenir autant que les jeux eux-mêmes.
Accroché à un sac ou glissé dans une poche, le petit animal électronique réclamait une attention régulière. Il fallait le nourrir, jouer avec lui et vérifier son état, parfois au moment le moins pratique.
Sa petite taille en faisait un objet facile à emporter, mais aussi facile à oublier ou à perdre. Pour beaucoup, retrouver un Tamagotchi aujourd’hui rappellerait immédiatement les échanges et les comparaisons dans la cour de récréation.
Avant les listes de lecture numériques, il fallait choisir une cassette, retourner la face et rembobiner jusqu’au bon morceau. Les compilations enregistrées avaient un ordre précis et une durée limitée.
Le baladeur, ses écouteurs en mousse et les boîtes transparentes formaient un petit rituel. Même les bruits mécaniques de lecture et de rembobinage participaient à l’expérience.
Ces jeux tenaient dans une poche mais pouvaient occuper toute une récréation. Les billes se classaient par couleur et par taille. Les Pogs s’empilaient, s’échangeaient et se transportaient dans des tubes ou de petites boîtes.
Le yo-yo demandait davantage d’entraînement qu’il n’y paraissait. Réussir une figure simple suffisait parfois à attirer tout un groupe autour de soi.
Une gomme parfumée, un taille-crayon original, un stylo à plusieurs couleurs ou une planche d’autocollants pouvaient avoir presque autant d’importance que les cahiers.
Les trousses se remplissaient de petits objets échangés entre camarades. Certains étaient utilisés chaque jour ; d’autres restaient soigneusement conservés parce qu’ils étaient jugés trop beaux pour servir.
Ils étaient associés à des gestes répétés, à des lieux familiers et à des moments partagés. Leur forme, leur son ou leur texture peuvent donc rappeler une scène très précise : une partie terminée tard, un échange à l’école ou un cadeau attendu.
La nostalgie ne concerne pas seulement l’objet. Elle ramène aussi les personnes, les habitudes et le sentiment d’une époque où cet objet occupait une place importante.
Game Boy, PlayStation, Tamagotchi, cassettes ou jeux de cour : chacun de ces objets raconte une enfance différente. Le plus intéressant n’est peut-être pas celui qui valait le plus cher, mais celui qui fait revenir le souvenir le plus précis.
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