Une courgette doit normalement avoir une saveur douce et végétale. Une courgette amère envoie au contraire un signal d’alerte : elle ne doit pas être mangée, même après cuisson.
L’amertume peut révéler la présence de cucurbitacines, des substances naturellement produites par certaines cucurbitacées. Elles sont surtout associées aux variétés ornementales, aux plantes spontanées et à certaines hybridations dans le potager.
Une courgette issue de graines récupérées d’une ancienne récolte peut donc ressembler à un légume comestible tout en étant anormalement amère. La cuisson ne neutralise pas ce risque.
Avant la préparation, goûtez un minuscule morceau cru sans l’avaler. Si l’amertume est forte et inhabituelle, recrachez-le immédiatement, rincez-vous la bouche et jetez la courgette entière.
Ne tentez pas de masquer le goût avec des épices ou une sauce. Une amertume légère liée à une cuisson trop poussée n’est pas la même chose qu’un goût cru franchement amer et persistant.
Arrêtez immédiatement le repas. Des nausées, vomissements, douleurs abdominales ou diarrhées peuvent survenir après ingestion. En présence de symptômes, contactez rapidement un centre antipoison ou un professionnel de santé. En cas de malaise important, appelez les services d’urgence locaux.
Face à une courgette franchement amère, il n’y a pas d’hésitation à avoir : recrachez le morceau et jetez le légume. Cette précaution simple évite une intoxication digestive potentiellement sévère.